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Ultrasons, laser, radiofréquences… faites le bon choix

Trop tard pour envisager une lipoaspiration si vous devez vous mettre bientôt en maillot. Qu’importe ! Cette technique qui n’est pas la panacée, a aujourd’hui plusieurs alternatives non invasives, pour certaines assez efficaces.

Maigrir localement n'est possible qu'avec une action locale !
Malgré les affirmations de certains gourous amaigrisseurs, aucun régime ne permet de choisir quelle partie du corps va fondre.

En général, comme avec une activité sportive soutenue, alléger ses menus affine d’abord le ventre chez les hommes, les bras puis le ventre et enfin les jambes chez les femmes, sans forcément éliminer la culotte de cheval.

Maigrir localement, c’est-à-dire remodeler sa silhouette, n’est possible qu’avec une action locale, au minimum une crème amincissante bien appliquée, au maximum une lipoaspiration. Entre les deux, la médecine esthétique propose sans cesse de nouvelles techniques parmi lesquelles il est difficile de faire le tri. Toutes ces techniques de lipolyse non invasive traitent la cellulite et les bourrelets sans agressivité ni anesthésie et provoquent peu de douleur et d’effets secondaires, contrairement à la lipoaspiration et à la lipolyse par laser interne.

Sans atteindre les résultats de ces deux techniques invasives, les plus efficaces améliorent l’aspect de la peau localement et diminuent nettement la circonférence des cuisses ou du ventre. À utiliser avant ou après liposuccion ou après un accouchement, ces traitements nécessitent plusieurs séances consécutives puis des séances d’entretien une ou deux fois par an.

  • Les ultrasons focalisés (type contour I-Ultrashape) ont un effet mécanique sur le principe du lithotripteur utilisé pour casser les calculs rénaux, ils fragmentent les membranes des cellules adipeuses et en libèrent la graisse dans la circulation (200 g en 1 h 30). Plus efficace sur une couche de graisse d’au moins 1,5 cm d’épaisseur, la technique peut provoquer des ulcérations dans la zone des hanches, peut-être à cause de la réflexion des ultrasons par les os. Pas d’effet sur la peau d’orange.
    • Prix : 2000 à 3000 € par séance et par zone traitée. Amélioration faible. Satisfaction faible également.
  • La radiofréquence mono ou bi-polaire (type VelaShape-Deka, Vela Smooth-Syneron, Accent, Alma) agirait en chauffant le collagène des cloisons fibreuses qui enserrent les lobules graisseux et améliorerait ainsi la tension cutanée. Le traitement nécessite 2 séances de 20 à 45 min par semaine durant 4 à 8 semaines. Le courant électrique est parfois associé à des infra-rouges et du palpé-roulé pour traiter la cellulite œdémateuse.
    • Prix : 60 à 120 € par séance et par zone avec un effet de courte durée.
  • Le laser diode basse énergie (tri Active-Cynosure), combiné à un refroidissement de contact et un palpé-roulé, est comparable à la radiofréquence bipolaire par l’absence d’effets secondaires et les résultats, d’ailleurs pas forcément supérieurs à ceux du palpé-roulé seul du Cellu M6. Peu d’avenir pour cette technique !
  • La cryothérapie ciblée (Zeltiq Aesthetic) est un concept audacieux fondé sur la sensibilité particulière des adipocytes au froid. Maintenus à 5°C durant 1 h, ils meurent sans que les tissus environnants souffrent. Pour ce faire, un applicateur aspire et maintient une zone de peau couverte de gel entre deux plaques transmettant le froid pendant 1 h. Une seule machine certifiée est pour l’instant disponible en France (Il est important de vérifier que l’appareil est bien de la marque Zeltiq™), mais aux Etats-Unis, où ses effets ont surtout été étudiés sur les poignées d’amour masculines, les résultats étaient toujours visibles par échographie 3 mois après traitement.
    • Prix : 1000 à 1500 $ par zone. (Etats-Unis)
  • La photomologie (Smoothshapes-Elemé) est la combinaison d’un laser diode (qui chauffe les adipocytes et fait fondre leurs réserves de graisse), d’un rayonnement rouge (qui ouvre les canaux de la membrane des cellules adipeuses) et d’un système de massage-aspiration (qui évacue les graisses fondues dans la circulation). Des études ont montré que ces traitements ne détruisent pas les tissus et provoquent un remodelage du collagène dans les mois suivants.Résultat : 2,9 cm de tour de cuisse perdu en moyenne et une amélioration de l’aspect peau d’orange après 8 séances de 20 à 40 min. 2 fois par semaine, jusqu’à 8,7 cm un mois après et une diminution encore significative chez 72 % des patients 3 mois après. Avec une bonne hygiène de vie, les résultats pourraient encore s’améliorer à 6 mois.
    • Prix : 60 € la séance pour le ventre, 120 € pour les deux cuisses.

La lipoaspiration a des limites

C’est la seule technique qui permette de retirer 800g sur les cuisses ou le ventre. Elle est d’ailleurs indiquée pour l’adiposité localisée, pas pour la rétention d’eau. À condition que la peau soit de bonne qualité, elle donne de bons résultats sur la culotte de cheval, la brioche, les genoux empâtés. Mais pour un double menton, le laser interne suffit.

Inconvénient : la lipoaspiration crée des tunnels en force, d’où une cicatrisation et par conséquent une fibrose. Donc pas de lipoaspiration à 20 ans et pas beaucoup plus tard non plus, car il faut une peau de bonne qualité pour ne pas rester cabossé.

Rappelons que cet acte ne peut être pratiqué que par un praticien qualifié en chirurgie plastique et dans une clinique agréée.

Prix : 1500 à 4000 € et six semaines de contention.

L’effet de la crème dépend à 50 % de son application

L’effet réellement amincissant des crèmes « amincissantes » ou « raffermissantes » est modeste comparé à nos fantasmes façonnés par la pub. Mais elles améliorent très nettement la qualité de la peau, raffermissent et réduisent la rétention d’eau. En grande partie grâce à la technique d’application. C’est-à-dire non pas à la va vite, par-ci par-là, mais méthodiquement, tous les jours ou, mieux, matin et soir (devant la télévision, par exemple), en s’astreignant à 3 à 5 min de massage au minimum pour activer la pénétration des molécules actives.

Avec cette rigueur, le résultat est visible en deux semaines ! Même pour maigrir sans régime, il faut faire des efforts.

Quelques secrets de pro pour optimiser les résultats à la maison

  • D’abord un bon gommage, une fois par semaine et jusqu’à trois fois pour les peaux très épaisses. La solution savon noir et gant de loofa n’a d’intérêt qu’assortie d’un hammam, ou au minimum d’un bain à 37°C si vous ne souffrez pas d’œdème, car cette chaleur, cause de vasodilatation, aggrave la cellulite. Optez plus simplement pour un gommage classique avec des particules très fines pour exfolier sans agresser la peau.
  • Ensuite, application du produit des chevilles jusqu’en haut des bras jusqu’à la bosse de bison. Pas de miracle de ce côté-là : il ne suffit pas d’étaler le produit pour que ses principes actifs traversent votre peau et s’attaquent aux cellules adipeuses. Chaque zone, bras, ventre, fesses, etc. doit être massée séparément en quatre gestes aussi déterminants pour l’efficacité que la composition du produit.
  • Le choix de celui-ci dépend du problème à traiter (lisser, raffermir, drainer, dégraisser, les marques proposent désormais plusieurs déclinaisons pour des actions spécifiques) mais aussi du temps que vous pouvez y consacrer.Préférez un produit assez liquide, mais pas huileux pour ne pas être glissant, si vous voulez faire vite et souhaitez surtout une peau plus lisse ; une texture plus épaisse mais assez souple si vous avez du temps et un problème mixte comme on peut en avoir après 30 ans, des grossesses et des régimes yoyo.Dans tous les cas, évitez les fausses bonnes économies : un produit d’une bonne marque est souvent plus concentré en principes actifs mais surtout a une plus grande capacité d’étalement (on en utilise donc moins) et peut aussi faire office de lait hydratant. Ce dernier est en revanche nécessaire (un lait solaire fait l’affaire) si vous utilisez pour l’amincissement un sérum, en particulier sur les cuisses et les avant-bras qui sont dépourvus de glandes sébacées et déshydratés par les vêtements synthétiques.

4 gestes indispensables sur les zones à affiner, des chevilles à la bosse de bison

  1. Étalement du produit : Lissez pour étaler avec les mains bien enveloppantes, soit un produit liquide (lait ou sérum) ultra-pénétrant si vous avez peu de temps ou cherchez surtout à lisser la peau, soit avec une crème à texture plus épaisse pour un massage prolongé en cas de problèmes mixtes. Bien gainer de bas en haut en passant les mains plusieurs fois à plat.
  2. Pétrissage : Pour commencer à ramollir les tissus saisissez la masse grasse à pleines mains et pétrissez comme une pâte en utilisant la pulpe des doigts pour augmenter l’évacuation de la cellulite et entraîner une détoxification.
  3. Écrasement : Ce geste effectué à l’aide des phalanges est fonction de la congestion des tissus :
    • des gestes doux et progressifs en cas de rétention d’eau, pour améliorer le drainage
    • plus en profondeur si le problème est surtout dû à la graisse.
  4. Palpé-roulé : Pour travailler en profondeur en « décollant » les tissus. Saisissez à deux mains un bourrelet entre le pouce et l’index et poussez le tout en le pétrissant avec les autres doigts placés en ligne. Une séance chez une esthéticienne peut vous aider à comprendre ce geste très technique.

Les ingrédients d’une crème de bonne composition

  • Pour faire fondre le tissu adipeux en activant la lipolyse, le produit le plus actif reste la caféine qui a en outre la propriété d’inhiber le stockage des graisses et d’améliorer la perméabilité capillaire, ce qui favorise la désinfiltration du tissu de soutien du tissu adipeux. Par conséquent, la caféine convient au traitement local de la cellulite adipeuse, fibreuse ou œdémateuse. Autres actifs agissant sur la lipolyse : la forskoline, les extraits de guarana, de géranium et de cangzhu. La I-carnithine et le co-enzyme A sont des « brûleurs de graisses ».
  • Pour réduire le stockage des graisses, certaines crèmes contiennent de la rutine, de la phloridzine du pommier ou des extraits de liane du Pérou.
  • Pour réduire la formation de nouveaux adipocytes, on ajoute des extraits de bac charis, d’hortonia et de mangoustier.
  • Pour raffermir la peau d’une cellulite fibreuse difficile à réduire, recherchez dans la composition le silicium, le rétinol et la Centella asiatica ou herbe du tigre aux vertus cicatrisantes.
  • Pour un effet microlisant immédiat, on ajoute, entre autres, pigments réflecteurs, protéines de blé, DMAE et salicylate de triéthanolamine.
  • Pour drainer la cellulite œdémateuse, les crèmes contiennent des extraits de ruscus ou petits houx, de pilosselle, lierre grimpant, fucus, genêt, marron d’Inde, ginkgo et aigremoine.

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