Votre guide pour perdre du poids rapidement

Quels sont les risques liés à l’obésité ?

Les risques sont nombreux, à différents niveaux. Les connaître peut permettre de trouver la stimulation nécessaire.
La surcharge pondérale conduit à :

  • Une mauvaise entente avec son corps par la modification de la silhouette. cette image de soi, que l’on ne peut dissimuler, peut conduire à un certain malaise psychologique et à des relations affectives, sociales ou professionnelles parfois perturbées.La démarche de la perte de poids devient alors synonyme de « re-connaissance » de son corps. Il semble, de par l’expérience professionnelle, que bon nombre de personnes aient tout à fait changé leur comportement devant la vie après une perte de poids qui leur a proposé une nouvelle image d’eux-mêmes.
    Encore faut-il que cette perte de poids ait été décidée par l’individu lui-même. dans ce cas, l’individu peut retrouver une assurance perdue. À l’inverse, si la perte de poids a été dictée par un tiers, elle peut être très mal vécue par l’individu qui s’empressera de reprendre les kilos perdus.
  • Un certain mal-être physique, de par la fatigue, la gêne dans les mouvements ou l’essoufflement toujours observés. Il est prouvé que l’organisme ressent la surcharge pondérale tout à fait comme le fait de porter ce même poids : un individu ayant une surcharge pondérale de cinq kilos (ce qui pourtant en soi n’est pas énorme) inflige à son corps la même fatigue que s’il portait, tout au long de la journée, un poids de cinq kilos.
    La perception est différente, car la répartition de cette surcharge atténue l’effet (alors qu’un poids se porte à bout de bras) d’une part, et d’autre part l’augmentation est progressive, alors qu’elle est brutale quand on porte quelque chose, mais le résultat est le même.
  • Différentes maladies consécutives :
    Bien que toutes ces maladies puissent puissent se rencontrer indépendamment d’une surcharge pondérale, il existe souvent une corrélation.
    On peut observer les maladies métaboliques, les maladies cardio-vasculaires, les maladies articulaires. Nous n’entrerons pas dans les détails physiologiques et pathologiques de ces maladies, mais nous montrerons la relation de cause à effet entre l’excès de poids et la maladie.

Les maladies métaboliques

Le diabète

L’équilibre glycémique qui maintient le taux de sucre dans notre organisme à 1 gramme de sucre par litre de sang est maintenu par le pancréas qui sécrète une hormone : l’insuline. Lorsque nous consommons un aliment contenant des glucides (ou hydrates de carbone ou sucre) notre glycémie augmente et dès lors, l’insuline intervient pour prendre en charge ce « sucre » supplémentaire, afin de le répartir dans l’organisme pour rétablir un taux (la glycémie) normal.
Quand il y a surcharge pondérale, la graisse crée un écran, une résistance au travail de l’insuline. On observe alors une glycémie irrégulière, déséquilibrée, et l’on parle de diabète gras.
Cette forme de diabète, contrairement au diabète maigre (ou insulino-dépendant) n’est pas dû à un manque d’insuline, mais seulement au phénomène écran de la graisse.
Il est aisé de comprendre donc que l’amaigrissement permettra de réduire cette résistance, donc de retrouver un équilibre glycémique acceptable, cependant toujours tributaire d’une éventuelle reprise de poids.
En effet, dès qu’il y aura reprise de poids, la glycémie sera à nouveau élevée. Il faut savoir qu’un diabète gras mal traité, voire ignoré, peut évoluer vers un diabète insulino-dépendant, dont le traitement est alors beaucoup plus contraignant, et le pronostic plus sérieux.

La goutte

La goutte est une des manifestations de l’hyper-uricémie (taux d’acide urique trop important). Lorsque l’acide urique se trouve en quantité trop importante dans le sang (alors que normalement cet acide, déchet de l’utilisation des protéines alimentaires, est excrété en majeure partie dans les urines) il peut cristalliser, et ces cristaux qui se localisent dans les articulations (souvent celle du gros orteil) créent une inflammation. On parle alors de goutte.
Là aussi, outre l’influence des facteurs alimentaires (on retrouve toujours une grande consommation de graisses et de protéines), on peut considérer que l’excès de poids entrave l’élimination urinaire et favorise le stockage sanguin. Une correction alimentaire adéquate, et la perte de poids permettront d’éviter les récidives qui pourraient conduire à une goutte chronique et parfois à des déformations articulaires. L’atout principal dans ce cas est l’eau.
Boire beaucoup permettra d’augmenter la diurèse, et donc de faciliter l’élimination. La goutte est la maladie d’origine alimentaire par excellence, puisqu’elle a totalement disparu pendant les 2 guerres mondiales. On peut observer des crises de goutte pendant un amaigrissement, la cause est alors un régime trop strict qui provoque la consommation par l’organisme de ses propres protéines, mais cela n’est que passager.

L’hypercholestérolémie

Bon nombre d’obèses souffrent d’hypercholestérolémie, synonyme d’excès de cholestérol sanguin. Le cholestérol est une substance indispensable à la vie, et plus spécialement au bon fonctionnement du cerveau. Comme toute substance indispensable, il est maintenu à un taux normal par un mécanisme d’équilibre, mais la surcharge pondérale va gêner le mécanisme régulateur.
L’hypercholestérolémie ne s’accompagne pas de symptômes particulièrement gênants, mais elle est redoutable à long terme. Effectivement le cholestérol, de nature graisseuse, risque de former des dépôts dans les artères, rétrécissant alors le diamètre de celles-ci. Si ces dépôts obstruent le passage du sang, il peut se produire des accidents cardiaques ou cérébraux.
L’amaigrissement et les corrections diététiques vont permettre de rétablir une cholestérolémie normale.

Les maladies cardio-vasculaires

L’hypertension artérielle

Le cœur, pompe vitale, propulse le sang avec une certaine force, nommée tension artérielle. Il arrive que cette pression soit trop forte, créant un traumatisme des artères. Souvent, l’hypertension est associée à une surcharge pondérale.
Celle-ci crée, en effet, l’augmentation du réseau sanguin à alimenter (le tissu adipeux ou graisse étant richement vascularisé), et une résistance à la dilatation des artères.
Cette hypertension est à l’origine de :

  • la fatigue cardiaque,
  • la fatigue pulmonaire, due à l’essoufflement.

L’hypertension artérielle peut également conduire à des accidents cardio-vasculaires et cérébraux. Il ne faut donc pas négliger cette anomalie. La perte de poids permettra de retrouver une tension artérielle satisfaisante.

Les maladies articulaires

Les maladies articulaires sont très souvent associées à la surcharge pondérale. En effet, le poids du corps qui repose sur les articulations va écraser celles-ci, entraînant lésions, douleurs et gêne (parfois impossibilité) pour la marche. Bien que les lésions déjà créées restent irréversibles, la perte de poids permettra de soulager l’articulation. Dans le cas d’arthrose, l’amaigrissement est souvent la recommandation première.

Le risque des interventions chirurgicales

Les sutures tiennent mal dans un tissu envahi par la graisse, celui-ci n’ayant aucune tonicité. À cela s’il s’ajoute une fatigue cardiaque, les risques opératoires sont accrus. Ainsi, avant une intervention chirurgicale, on recommande aux sujets une perte de poids qui améliorera les suites opératoires.

Voici brièvement ce que peut engendrer une surcharge pondérale.

Il est à noter que l’existence et la gravité de ces troubles ne sont pas proportionnelles au nombre de kilos supplémentaires, mais relatifs à la fragilité de l’organisme.

Avertissement

Seul un docteur en médecine a le droit d’établir un diagnostic et de prescrire des médicaments. Les conseils pour perdre du poids contenus dans ce site ne peuvent en aucun cas de substituer à la prescription d’un professionnel de santé.