Votre guide pour maigrir vite

Pourquoi sommes-nous gros ?

Les raisons sont multiples. Voici certaines d’entre elle. Les connaître peut permettre de dédramatiser le problème pour mieux le solutionner.

L’hérédité

C’est un facteur déterminant puisque l’on estime qu’un enfant :

  • dont les parents ont tous deux une surcharge pondérale a 80% de risques d’être dans la même situation !
  • dont l’un des parents a une surcharge pondérale a 50% de risques d’être dans la même situation !

Comme tout facteur héréditaire, au même titre que la taille, la couleur des yeux ou des cheveux, ce caractère ne se transmet pas obligatoirement (ce qui explique la différence entre les enfants d’une même famille), ou peut aussi sauter une génération.
Il est important de préciser qu’il s’agit là d’une hérédité directe, physiologique. Mais il peut aussi y avoir une hérédité indirecte, transmise par l’éducation au niveau de l’image du corps, ou de l’alimentation.

Le poids à la naissance

Les observations (nombreuses dans ce domaine) montrent la fréquente relation, bien que non systématique, entre le poids élevé à la naissance (soit à partir de 4 kg) et la surcharge pondérale à l’âge adulte. Connaître le poids de naissance permettra de dater l’ancienneté du problème et donc de présumer parfois de la durée du traitement.
Il est certain qu’une prise de poids récente se traitera plus rapidement qu’une surcharge ancienne.

L’alimentation pendant les premières années de la vie

La preuve est faite qu’une alimentation déséquilibrée (quantitativement ou qualitativement) pendant les 2 premières années de la vie conduit à la prolifération et à l’augmentation de la taille de nos adipocytes, cellules chargées de la mise en réserve de notre graisse, et cela sans retour. Mal alimenter un enfant dès le début de sa vie peut donc en faire un adulte avec une surcharge pondérale. C’est pour cette raison que l’on sensibilise les parents au bien fondé de la diététique préventive, diététique synonyme de logique et non de barrages intempestifs !

Bien éduquer un enfant est facile, dans le domaine de l’alimentation, si l’exemple des parents est bon. L’enfant étant beaucoup plus ouvert que l’adulte à la diététique, il sera bon de lui inculquer dès le plus jeune âge, les grandes règles de l’équilibre, qui lui seront toujours utiles. À l’inverse, il faut savoir rester prudent et ne pas assommer l’enfant avec l’obsession de la diététique. Trop de mères partagent en effet leur pseudo-connaissance ou plutôt leurs craintes alimentaires avec leurs enfants, et faussent alors le symbole relationnel du repas.
N’oublions pas que le fait de manger est le premier acte relationnel de l’enfant, qui, dès qu’il naît, cherche à téter. Il faut donc toujours privilégier l’échange du repas dont la signification, bien qu’inconsciente, reste primordiale. Le repas doit rester un moment de détente.

L’alimentation à l’âge adulte

Après la grande vogue des dérèglements hormonaux et des rétentions d’eau, et donc de l’usage incontrôlé des extraits thyroïdiens et des diurétiques (qui restent néanmoins dans d’autres domaines des médicaments efficaces quand ils sont bien utilisés), on sait aujourd’hui que le responsable principal de l’excès pondéral reste l’alimentation ! Le gros mange trop, trop non en valeur absolue puisque chacun a vu des personnes minces ou maigres manger beaucoup plus, mais en valeur relative, relative aux besoins personnels.
L’équilibre du poids étant l’équilibre entre les entrées et les sorties, on considère que certaines personnes ont des sorties faibles. Pour vivre, au sens premier du terme, pour que notre corps tout entier fonctionne, il nous faut une certaine énergie de base (appelé métabolisme de base). Plus le métabolisme est bas, moins il faudra d’apports puisque le supplément sera rapidement stocké par l’organisme en réserves de graisse.
Cette explication reste incomplète puisqu’à cette énergie vitale s’ajouteront les différentes dépenses musculaires, variables, au cours de la journée. C’est pourtant l’explication de la différence devant l’assiette.
Ce terme « trop » se nuance toutefois en différents comportements alimentaires que l’on groupe en trois types :

  • l’alimentation globalement trop importante : ce comportement plutôt masculin inclut un large choix d’aliments consommés en trop grande quantité. C’est vraisemblablement le plus facile à traiter, car il suffira de réduire les quantités en conservant une gamme large d’aliments.
  • L’alimentation dite orientée : c’est le cas des individus, le plus souvent de femmes qui ont une alimentation globalement, si l’on regarde le total des calories, acceptable mais avec une trop grande quantité de graisses ou de sucres. Ce comportement est plus difficile à traiter compte tenu des goûts marqués pour certains aliments.
  • L’alimentation dite « anarchique » : il s’agit d’un comportement, le plus souvent féminin également, qui fait alterner les périodes de famine et des périodes incontrôlées de boulimie. Ces individus qui décident soudainement de perdre du poids se soumettent à des régimes plus que stricts qui rapidement s’avèrent insoutenables, pour manger ensuite de façon très fantaisiste. Il est évident qu’un tel comportement crée un réel déséquilibre pour l’organisme qui n’a plus de points de repère, ce qui rendra plus difficile la période de stabilisation ! C’est le comportement le plus difficile ) traiter, car ces femmes veulent un résultat rapide, mais ont par ailleurs beaucoup de mal à contrôler leur boulimie.

La boulimie étant un réel élan de refuge et de compensation, c’est l’individu lui-même qui calmera ces pulsions, sans possibilité aucune de lui donner de l’extérieur une ligne de conduite. Cette boulimie a suscité de nombreux écrits, mais ne retrouvons-nous pas le même comportement dans le tabagisme ou l’alcoolisme ? On a même qualifié cette attitude de « suicide lent », l’individu étant conscient de se détruire mais continuant à le faire. Il apparaît par expérience professionnelle que la solution et donc la « guérison » sont trouvées lorsque l’individu comprend qu’en se réfugiant ainsi il aggrave plus qu’il ne solutionne les raisons premières.

Avertissement

Seul un docteur en médecine a le droit d’établir un diagnostic et de prescrire des médicaments. Les conseils pour perdre du poids contenus dans ce site ne peuvent en aucun cas de substituer à la prescription d’un professionnel de santé.