Votre guide pour perdre du poids rapidement

Trouver son poids de forme

Le poids de forme est le poids avec lequel on se sent bien, physiquement et moralement. Il est personnel et ne correspond pas à une norme fantasmée. On vous donne trois conseils pour trouver ce poids santé.

Le bon poids existe-t-il vraiment, et, si oui, quel est-il ? Entre diktats des médias, balance, que l’on surveille de façon parfois obsessionnelle, tentations permanentes et conseils des « pros » des régimes, il y a de quoi s’interroger : doit-on être mince, quitte à se serrer la ceinture au quotidien, ou, à l’inverse, se laisser vivre… et s’arrondir en mettant potentiellement sa santé en péril ?

Le poids de forme, c'est celui avec lequel on se sent bien

Conseil N°1 : La minceur n’est pas un impératif

Nous ne sommes pas toutes « conçues » génétiquement pour être minces. Depuis plusieurs années, certains médecins comme le Dr Jean-Philippe Zermati, nutritionniste, expliquent que tout le monde ne dispose pas de la même physiologie, et que certaines n’ont tout simplement pas la capacité de maigrir, et encore moins de conserver le poids péniblement perdu lors d’un régime strict. Les spécialistes parlent de set point, sorte de « point d’équilibre de notre poids » – corrélé à la masse grasse -, propre à chacune et influencé génétiquement !
Ce set point ne peut pas être calculé, mais il correspond « au poids que l’on obtient en adoptant un comportement alimentaire normal, c’est-à-dire principalement contrôlé par ses besoins, donc ses sensations alimentaires »

Le poids d’équilibre n’est pas synonyme de minceur

Notre set point ne coïncide pas forcément avec notre « objectif » de silhouette. Une personne avec un set point élevé pourra être plus mince (avec un poids en dessous de ce seuil physiologique), mais elle devra se priver voire s’affamer toute sa vie car cela ne lui sera pas « naturel », et le risque est alors grand de regrossir. S’accommoder de sa corpulence tant qu’elle rime avec santé et sérénité, travailler à aimer son image, se sentir bien dans sa peau et garder un poids stable sans frustration permanente, voilà sans doute le vrai challenge, plutôt que de lutter pour perdre –souvent dans la douleur et la frustration – quelques kilos avant le maillot

Conseil N° 2 : On peut être ronde et en bonne santé

Certes l’obésité augmente le risque de maladies comme le diabète, l’hypertension, certains cancers (sein, côlon, endomètre, pancréas), pathologies du sommeil (apnées) ou troubles articulaires. Toutefois, 5 ou 6 kg superflus sont sans risque… alors que multiplier les régimes déséquilibrés (souvent carencés) n’est pas bénéfique. Là encore, il faut éviter les conduites extrêmes. Et même les médecins savent que les efforts exigés parfois pour mincir ou ne pas regrossir dépassent – parfois de loin – le bénéfice médical et même psychologique de l’amaigrissement. Donc oui, on peut être ronde (voire « officiellement » trop grosse) et en pleine forme, avec des analyses sanguines parfaitement normales !

IMC : le calculer… et le relativiser !

L’indice de masse corporelle, ou IMC, est un calcul réalisé à partir de la taille et du poids : IMC = poids (en kilos) divisé par la taille au carré (en mètre). Cet indice permet de donner une image de la corpulence d’un adulte. Un IMC dit « normal » devrait être situé entre 20 et 25, mais il ne correspond en rien à un « poids normal » : il est simplement considéré par les assurances de santé comme l’intervalle théorique dans lequel un adulte a, statistiquement, le moins de risques d’être confronté à des problèmes de santé liés à l’obésité ou, à l’inverse, à la maigreur. Mais il s’agit seulement d’un risque statistique.
De plus, avec le même IMC, on trouve des silhouettes très différentes, en fonction de la masse grasse, du poids des muscles ou du squelette ! Il ne doit donc pas être un « objectif ».

Conseil N° 3 : On peut maigrir sans régime

Ils se multiplient dans les cabinets médicaux, en ligne et dans les magazines, et pourtant, c’est aujourd’hui formellement démontré : les régimes ne fonctionnent pas ! En effet, ils ne sont trop souvent que des parenthèses de quelques semaines pendant lesquelles on réduit ses apports énergétiques en supprimant certains aliments et en diminuant ses portions… avant de reprendre la « vie normale » d’avant, ses mauvaises habitudes, et de voir réapparaître illico les kilos perdus. S’il est possible de perdre du poids et, surtout, de garder un poids stable, cela passe plutôt par un rééquilibrage alimentaire doux, raisonné et progressif, permettant de remplacer certains mauvais réflexes, mais aussi et surtout de se réconcilier avec ses sensations alimentaires et d’en finir avec les frustrations permanentes

Je grossis… quand réagir ?

Notre poids sur la balance est rarement stable, notamment avant les règles, où la rétention d’eau peut nous faire prendre 2 ou 3 kg. Pas question donc de déclencher le plan Orsec, sauf si ceux-ci s’additionnent sans jamais se retrancher au fil des semaines ou des mois. Il faut être vigilante quand, en revanche, on sent bien que certains des kilos ne sont pas liés aux vacances ou aux abus de raclette de l’hiver, mais qu’ils révèlent du stress, des émotions chahutées, des soucis, des angoisses ou des chagrins que l’on apaise par la nourriture, qui devient alors un mauvais dérivatif.

5 bonnes résolutions pour aimer sa silhouette

  • Je ne me pèse pas tous les jours
    C’est à la fois inutile et mensonger (le poids peut varier de 1 ou 2 kg, notamment avant les règles, sans que cela doive nous faire sonner l’alerte), culpabilisant, et cela mène à l’obsession. Une fois par semaine (voire par mois !), c’est suffisant, et on peut tout aussi bien juste se regarder nue, ou choisir un vêtement que l’on aime et dans lequel on se sent belle, qui servira de repère.
  • Je dors beaucoup
    Le manque de sommeil fait grossir, pour des raisons hormonales démontrées scientifiquement. Il augmente en effet la sécrétion de ghréline (hormone qui stimule l’appétit et la production de graisse) et d’insuline (qui favorise le stockage), et réduit celle de leptine (impliquée dans la satiété). De plus, ne pas dormir assez augmente la faim et l’appétence pour le gras et le sucré. Une étude américaine réalisée sur des femmes a montré que l’on consomme alors environ 300 calories supplémentaires par jour… ce qui fait vite grimper la balance.
  • J’arrête de croire qu’une fois mince, je n’aurai plus de problèmes
    Quand on se focalise sur ses kilos superflus, on a souvent tendance à imaginer que la vie est plus belle et plus facile pour les minces, que tout leur réussit. Or ce ne sont pas quelques kilos en moins qui apportent bonheur ou amour ! remettons le poids à sa juste place, et n’accusons pas nos petits bourrelets de toutes nos difficultés : c’est essentiel pour relâcher la pression et ne pas se tromper d’objectif.
  • Je ne rêve pas d’un corps parfait
    Actrices à la silhouette de haricot vert et mannequins filiformes de 17 ans : les médias nous renvoient une image du corps féminin bien loin de la réalité, qui nous cultive notre insatisfaction. Or être bien sans sa peau, dans sa silhouette, c’est réduire autant que possible l’écart entre le corps réel et le corps rêvé. Se projeter en permanence une image idéale ou se comparer aux autres empêche d’être en accord avec la réalité de son être. Lorsque le corps est totalement accepté, il confère une beauté, un rayonnement et un magnétisme qui dépassent largement les critères esthétiques, et ce quel que soit l’âge.
  • Je me fixe des objectifs réalistes
    Chercher sans relâche à retrouver le poids de ses 20 ans malgré trois grossesses (et vingt ans de plus) n’a strictement aucun sens en mène à l’insatisfaction permanente, aux frustrations et à l’amertume. Si, vraiment, vous pensez avoir besoin de maigrir, fixez-vous un but raisonnable, celui par exemple d’un poids que vous avez longtemps eu sans faire de régime.

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Avertissement

Seul un docteur en médecine a le droit d’établir un diagnostic et de prescrire des médicaments. Les conseils pour perdre du poids contenus dans ce site ne peuvent en aucun cas de substituer à la prescription d’un professionnel de santé.